Yahoo débourse 350 millions pour Zimbra!

27 09 2007

Et la course aux applications en ligne continue!

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Yahoo a déboursé 350 millions de dollars afin de prendre le contrôle de Zimbra, une entreprise d’applications bureautiques en ligne. Compatible Windows, Linux et Mac; avec les navigateurs Internet Explorer, Firefox et Safari.

Développée en licence libre, Zimbra est une suite bureautique composée d’un webmail, d’une installation logicielle sur poste de travail, d’un carnet d’adresses, d’un calendrier, d’une interface avec Salesforce, des fonctions d’éditeur de texte et de feuilles de calcul.

Pourquoi cet investissement par Yahoo ?
Probablement pour rattraper son retard sur les suites bureautiques en ligne. Google met en avant Google Apps, et Microsoft les capacités online de Microsoft Office 2007. Yahoo a raté le coche lorsqu’il a concentré ses ressources au développement de la publicité en ligne. Grâce à cette acquisition, Yahoo! devrait pouvoir rajouter les fonctionnalités qui ont fait le succès de Zimbra à la nouvelle plateforme que Yahoo essaye de développer. Un des nombreux avantages de Zimbra étant en effet l’intégration poussée des APIs, la possibilté de développer et d’ajouter des modules.

Un second avantage est d’enrichir son offre. De portail, il est depuis plusieurs années possible de créer un compte Yahoo. Avec Zimbra, accéder à son compte yahoo donnera automatiquement l’accès à un utilitaire bureautique sur le même espace.

Il est intéressant de noter que plusieurs suites bureautiques, après avoir bâti leur réputation sur le ‘toujours connecté’ complètent aujourd’hui leur offre avec un accès offline. Afin notamment de permettre aux déconnectés de pouvoir accéder à leurs données offline et permettre de synchroniser leur travail une fois connecté de nouveau.

Cette inversion de tendance online+offline, est-elle dûe au fait que tout le monde n’est pas ‘toujours connecté’, que les utilisateurs ont du mal à faire leurs les nouvelles habitudes du Web 2.0, ou que le ‘tout web’ n’est pas le panacée de tous les internautes?

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Microsoft condamné et après ?

22 09 2007

En 2004, Microsoft avait été condamné par la commission européenne pour deux raisons: un abus de position dominante sur le marché des serveurs et l’intégration de Windows Media Player dans Windows. Microsoft avait fait appel.
En septembre 2007, la cour de première instance du Luxembourg a rejeté l’appel de Microsoft et confirmé sa condamnation.

2004, c’était il y a 3 ans. Le marché a muté, les produits ne sont plus les mêmes, les challenges non plus. La condamnation de Microsoft a-t-elle encore une valeur ?

Plutôt que de chercher à réduire les parts de marché de Windows, il est à souhaiter que ce jugement permettra aux nombreux éditeurs d’avoir accès à des informations leur permettant de mieux faire fonctionner leurs logiciels et leurs applications.

Parmi les bienfaits qui pourraient se profiler, on pourrait compter:
1. le prix
2. la compatibilité
3. l’innovation
4. la concurrence
5. l’interopérabilité

LE PRIX

En étant en désaccord avec Microsoft sur sa politique concernant les applications à rajouter à Windows, ce jugement pourrait permettre la baisse des prix du système d’exploitation Windows lui-même et pourquoi pas des produits Microsoft en général. Logiquement, un Windows ‘nu’ ne
devrait-il pas coûter moins cher qu’un Windows avec Windows Media Player, le jeu démineur ou le navigateur installé ?

En Australie, de février à mai 2007 (du 26 février au 28 mai plus précisement), Microsoft a baissé le prix d’Office 2007 en le mettant à 75 dollars australiens. La version officielle est que cela avait pour but d’éviter aux gens d’utiliser des versions d’Office piratées et de pouvoir s’équiper à moindre coût. D’aucuns disent que c’est plutôt en réponse à la poussée de logiciels bureautiques tels Open Office.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euMicrosoft Ultimate Limited Offer 2007


LA COMPATIBILITE

Un tour sur le site de Microsoft vous montrera que les extensions des pages sont ‘.mpsx’ ou ‘.aspx’ alors même que des formats désignés par le W3C existent. Mais c’est Microsoft! Son écosystème est assez large pour qu’il fasse de ses formats propriétaires des formats standards.

Le format son de Microsoft est “.wav” et son format vidéo est ‘.wmv’. Chose impensable il y a encore quelques années, Microsoft a ajouté le codex divx dans les médias à lire. Intialement version pirate du format Microsoft MPEG-4, Divx est un format qui permet de compresser beaucoup plus et avec un bien meilleur rendu les fichiers vidéos. Il a été réécrit depuis et est dévéloppé par une entreprise nommée … DIVX. Format très répandu, grâce notamment à sa grande compression de données, Divx
est de fait le standard vidéo. On pourrait dire que le Divx est à la vidéo ce que le mp3 est au son.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euMicrosoft Releases Windows Media Extenders


L’INNOVATION

Les revenus de Microsoft sont essentiellement basés sur le coût des licences : Windows puis Office.
On a vu dans un article précédent que la stratégie de Microsoft est asée sur le poste de travail. Autant pour Cisco et Google, la pièce maîtresse est Internet quelque soit l’accessoire qui permet d’y accéder,
autant pour Microsoft la pièce maîtresse reste le poste de travail qui permet d’accéder à Internet.
L’innovation viendra de domaines qui pourraient intéresser les tilisateurs bien que cela soit un manque à gagner pour Microsoft, ou d’un domaine où Microsoft n’a pas encore décidé d’investir.

Cinq exemples: Google Apps [qui permet d’éditer, de conserver des documents en ligne ou offline. Editeur de texte, feuille de calcul, présentations sont au rendez-vous], Nintendo Wii [avec son nouveau concept de jeu ‘mains libres’], Premiere Elements 3 [qui permet de créer facilement des vidéos], Blackberry [PDA avec des fonctionnalités d’email, de GPS et un étonnant design], Et enfin Skype [qui permet de téléphoner partout dans le monde à des prix très bas].

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu Cisco & Microsoft: le combat des géants

LA CONCURRENCE
Google Apps, Open Office, Lotus Symphony sont autant de produits défiant aujourd’hui Office 2007. Le fait d’avoir plus de spécificités sur Windows pourrait permettre aux éditeurs de développer des applications encore plus stables et plus rapides.

Qui dit plus de choix, dit guerre des prix. En gardant à l’esprit que trop de choix peut tuer le choix, on peut se rappeler néanmoins la dissolution de Bell aux Etats-Unis. Les premiers temps ont été
catastrophiques pour les utilisateurs car devant acheter des appareils d’un côté et des services pour y accéder de l’autre. Mais à la longue, les utilisateurs ont été gagnants car seules les entreprises les plus
performantes et les plus flexibles en terme de produits et de services proposés sont restés.

Et encore plus près, l’ADSL en France! Comme on a cassé le monopole de France Télécom et ouvert la concurrence sur l’accès ADSL à Internet, plus de services ont vu le jour, et les prix ont beaucoup baissé.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euGoogle Apps chez Capgemini

L’INTEROPERABILITE
Silverlight, la plateforme de développement Microsoft a été annoncée en avril 2007 lors de l’évènement MIX à Las Vegas et lancée récemment. Le site tafiti.com, un moteur de recherche dévéloppé avec Silverlight a été lancé pour montrer les fonctionnalités de cette plateforme. Sont supportés les systèmes Windows et OS X. Une version linux est en cours de développement par Novell sous le nom de projet Moonlight.

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu Microsoft lance tafiti.com

Internet Explorer est utilisable sous Mac et Windows; Office 2008 sera aussi dévéloppé sous Mac Os; Windows Media Player peut lire des films en divx…
Des faits qui parlent d’eux-mêmes quant au devenir de l’informatique: l’interopérabilité. La possibilté de lire des documents avec différents accessoires et appareils sans avoir nécessairement besoin de les ‘convertir’ à tout bout de champ.

Après la condamnation de Microsoft, bientôt le tour de Google et Apple ?



IBM offre Symphony, une alternative à Microsoft Office

20 09 2007

IBM a mis gratuitement sur le marché la suite Lotus Symphony. Ce pack comprend un éditeur de texte, des feuilles de calcul et un logiciel de présentation. Attaque frontale à l’hégémonie du pack Office de Microsoft qui, lui, est payant.

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu IBM Releases Office Desktop Software

La suite d’IBM est disponible sur les plateformes Windows et Linux. Une version est en cours de réalisation pour Mac OS et devrait être livrée pour le premier semestre 2008. Il est à noter que ce pack est déjà distribué avec Lotus 8 - payant.

Dans sa stratégie de promotion de l’ODF (Open Document Format), format concurrent du OOXML de Microsoft, IBM a offert la semaine dernière du code à la communauté du libre avec le pack Open Office. Il ne serait pas étonnant dans un futur proche de voir ces deux solutions fusionner, car toutes deux comportent du code commun et offrent pratiquement les mêmes fonctions.

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu IBM rejoint la communauté Open Office

L’utilisation du format ODF offre la garantie d’une pérennité de cette solution IBM, et celle d’une interopérabilité future avec des applications de tous bords, présentes et futures.

IBM vient ainsi se rajouter à des solutions gratuites déjà existantes telles Google Apps et Star Office de Sun. De plus Google donne la possibilité de télécharger Star Office, et Cap Gemini inclut aujourd’hui Google Apps dans sa solution bureautique.

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu Google Apps chez Capgemini

Le pack de logiciels Symphony est gratuitement accessible sur le site d’IBM.

Avec encore un pavé lancé dans la mare des logiciels bureautiques, il est à prévoir que les Directeurs de Système d’Information - DSI - aient la tentation de choisir un pack bureautique gratuit plutôt que de payer une mise à jour d’Office.

Néanmoins, n’est-ce pas un danger pour les utilisateurs que d’avoir trop de choix ?



Microsoft condamné par la cour d’appel de Bruxelles

18 09 2007

Le verdict est tombé : l’appel de Microsoft est rejeté. La cour de première instance a confirmé la condamnation de Microsoft par la commission européenne. Il reste une option à Microsoft, et un dernier appel. Ou la possiblité de mettre à exécution sa menace de quitter l’Europe.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euNeelie Kroes, commissaire européen à la concurrence

Les faits sont avérés: Microsoft a illégalement intégré Windows Media Player dans son système d’exploitation et utilisé son monopole pour s’imposer sur le marché des serveurs.

Les options de Microsoft sont limitées. Un dernier appel à faire, qui devra se concentrer sur la loi et non pas les faits, qui ont été jugés avérés.

Ce jugement en particulier en ce qui concernet Windows Média Player est une catastrophe pour Microsoft. En effet, le message marketing pour l’acquisition des versions de Windows à leur sortie a souvent été la promesse de nouvelles fonctionnalités (IE, Windows Media Player, Windows Defender et autres). Et le fait d’incorporer Internet Explorer, ou Windows messager donnait à Microsoft une longueur d’avance par rapport à ses concurrents.

D’autre part, la cour d’appel a jugé adéquate l’obligation d’interopérabilité. En ces termes “la cour considère que la commission a bien statué en demandant que les systèmes d’exploitation de serveurs concurrents de Microsoft soient capables d’opérer avec une architecture de domaine Windows sur la même base que les serveurs Windows. L’absence de cette interopérabilité n’a pour effet que de renforcer la position de Microsoft sur ce marché et de tuer la concurrence.”

Microsoft devra ainsi publier les protocoles de communication de ses serveurs dans le sens voulu par la commission. La procédure pour ce faire n’a pas été décidée, ni comment seront facturées les licences, si licences il y a, ni le degré des informations à divulguer.

Il faut reconnaître à la commission la volonté de vouloir absolument laisser à l’utilisateur le choix des applications à installer, et celui d’enlever celles dont il estime ne pas avoir besoin. Celle aussi de vouloir relancer la concurrence et de laisser le marché faire le choix de la technologie dont on veut disposer.

Subsiste néanmoins le risque pour Microsoft que cette décision de la commission européenne soit étendue à d’autres fonctionnalités telles le bloc-notes, la calculatrice ou pourquoi pas les jeux inclus ‘en natif’ dans Windows.

Et contrairement à nombre de publications lues sur internet, ce jugement bien qu’à saluer, ne va pas être un ‘boost‘ pour la concurrence. Mais il est à voir comme un avertissement indiquant aux entreprises que leurs pratiques doivent être revues et que ‘l’immunité économique’ n’existe pas.

Par suite de ce jugement, Microsoft va donc continuer à vendre deux versions de son système d’exploitation: un avec Windows Media Player, et l’autre sans.
Concernant les protocoles de communication, la cour et Microsoft vont se revoir afin de trouver un consensus sur cette question.

Microsoft est condamné, et après ?

Plus d’informations :
Plus d'infos sur matanga.jinli.eu Microsoft Virtual Press Room

Plus d'infos sur matanga.jinli.eu Verdict de la cour d’appel



Réaction de Microsoft sur l’annonce Capgemini-Google Apps (part II)

14 09 2007

Première partie

7. Les entreprises se doivent d’obéir aux lois et réglements édités par le gouvernement - les données d’entreprise étant conservées sur les serveurs de Google il n’y a pas de processus simple, automatisé afin de régulièrement supprimer des documents, demander une saisie légale de documents ou apporter des copies de documents de Google à l’entreprise. Que se passera-t-il si une entreprise a besoin de répondre à une injonction d’une structure judiciaire? Google se targue d’être en ligne 99.9% du temps, les gens ne réalisent pas que cette promesse ne concerne que Gmail. La définition que donne Google du temps d’inactivité (downtime) est alarmante - 10 minutes de temps d’arrêt. Que se passera-t-il si tout au long de la journée, Google ne peut répondre pendant 7 minutes toutes les heures ? Quel effet cela aura-t-il sur l’activité d’une entreprise de ne pouvoir accéder à ses documents 7 minutes toutes les heures ?

La campagne publicitaire sur la sortie d’Office 2007 a beaucoup insisté sur la promesse de collaboration et d’une parfaite intégration dans la sphère des services Live existant chez Microsoft. Par là et entre autres, la possibilité de créer des sites internet, des espaces de collaboration, d’enregistrer ses discussions MSN vidéo, audio et écrit directement sur les serveurs de Microsoft. Les questions qui se posent à Google seront de même posées à Microsoft.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euPrésentation de Microsoft Office Live

8. Dans le monde des affaires, on doit toujours être connecté. Pour cela, l’accès à un suport 24/7 est essentiel. Si une compagnie déploie Google Apps et disons qu’à 20h, il y a un problème technique. Désolé. Le service technique de Google n’est ouvert que de 1h am à 6h pm - sont-ce les nouvelles heures de travail ? Et si un administrateur n’est pas disponible, tout le monde devrait s’arrêter de travailler ?

Le conseiller Service Client chat chez Microsoft est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 18h. Le service technique a comme horaires d’ouverture : du lundi au dimanche de 8h00 à 22h00: est-ce cela 24/24, 7j/7 ?

9. Google estime que les utilisateurs n’utilisent que 10% des fonctionnalités présentes dans les applications, suggérant ainsi que tout le monde a besoin des mêmes fonctionnalités identiques. Tandis qu’il est établi que les tâches de certaines personnes demandent l’accès à des informations spécifiques, donc certaines personnes ont besoin de fonctionnalités différentes suivant les tâches qui leur incombent - quelle stratégie Google offre à ces utilisateurs ?

Peut-être la question aurait-elle mérité d’être posée comme suit: les fonctionnalités présentes dans la suite Google s’adressent-elle aux besoins de la grande majorité des utilisateurs ?

10. Avec Google perpétuellement en test et Google qui décide de quand et de l’opportunité d’ajouter de novelles fonctionnalités et options, les utilisateurs et clients ont peu sinon prou contrôle sur la période de sortie des produits - comment dans ce cas 1) planifier et former les utilisateurs ? 2) être sûr de voir intégrées les fonctionnalités et options demandées ? A combien s’élève le coût de ne pouvoir prévoir son budget ?

Quel client/entreprise a le contrôle sur les dates de sortie des produits Microsoft? Voir aussi le point 2.

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A la décharge de Google, nulle part n’est mentionné que Google Apps est un remplaçant de Microsoft Office. Ils se positionnent plutôt comme un complément de ce dernier.

Le point faible de Google reste la confidentialité et le traitement des données qui passent et résident par leurs serveurs. Tant qu’ils ne seront pas transparents sur l’utilisation qu’ils en font, les chances sont que peu d’entreprises leur feront confiance en payant pour employer leurs services.
Blackberry a été ainsi sanctionné par le ministère de l’intérieur il y a quelques mois, craignant que des informations confidentielles ne transitent pas le Canada sur les serveurs de la campagnie.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euLire aussi : Patte blanche devant les données personnelles

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Réaction de Microsoft sur l’annonce Capgemini-Google Apps (part I)

14 09 2007

Loin de vouloir privilégier Google par rapport à Microsoft Office ou même l’inverse, cet article est surtout une réaction au mail de Microsoft.

Dans un précédent article, nous annoncions un partenariat entre Capgemini et Google qui consistait en l’installation et le support de Google Apps par Capgemini.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euLire l’article : Google Apps chez Capgemini


Avec un parc d’utilisateurs estimé à 1 million d’ordinateurs, ce ne peut être qu’une bonne nouvelle pour Google car lui permetant de gagner en maturité.
A cette annonce, un employé de Microsoft a répondu par email à une spécialiste des questions Microsoft Marie Jo Foley.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euLe mail reçu par Marie Jo Foley en intégralité (en)

Suit ci-dessous une traduction libre de cet email avec nos commentaires.

1. Google prétend avoir des entreprises utilisatrices de ses solutions. Combien d’utilisateurs utilisent effectivement leurs solutions ?

Les chiffres sont difficiles à trouver, une estimation en ne tenant compte que du partenariat effectué avec Salesforce en s’élèverait déjà à environ 35 000 utilisateurs. En rajoutant Capgemini le chiffre passe à 1 O35 000 utilisateurs environ. Très vague estimation…

Plus d'infos sur matanga.jinli.euLire Google S’offre Salesforce

2. Google par le passé a publié beaucoup d’applications incomplètes, en les nommant bêta et en offrant des mises à jour à une date connue d’eux-seuls. Est-ce une attitude responsable et en corrélation avec les besoins de leurs clients et partenaires?

Changeons Google par Microsoft, Windows Server 2008 avait été préalablement prévu pour 2005 juste après la sortie de Vista. La sortie de ce dernier de 2004, a été repoussée en 2005, puis en 2006 pour être accessible au grand public finalement en 2007. Est-ce une attitude responsable et en corrélation avec les besoins des clients et partenaires de Microsoft ?

3. Google revendique des prix abordables, en plus d’ailleurs du prix revendiquent-ils aussi l’absence de besoin de matériel (hardware), de stockage ni de maintenance. Mais si Google Apps est bien un complément de Microsoft Office, les coûts pour une entreprise ne seront-ils pas pour avoir deux systèmes d’information dont faire la maintenance, et à gérer. Cela n’appelle-t-il pas à plus de complexité et une augmentation de coûts?

Rajouter des applications équivaut toujours à une augmentation de coûts, qui sont drastiquement diminués quand les utilisateurs en ont eu la maîtrise antérieurement (comme ici beaucoup avec les applications dans la sphère privée). Ce n’est pas le cas avec les nouveautés d’Office - installation, mises à jour- qui apportent toujours plus de fonctionnalités et demandent une période pour l’appropriation de ces-dites applications. Ce point est discutable.

4. La première source de revenus de Google est la publicité sur Internet. Les applications qu’ils développent et mettent au service des entreprises ne comptent que pour 1% des revenus globaux. Si Google traverse des difficultés financières, ne seront-ce pas ces premières activités qui en feront les frais ? Les entreprises doivent-elles écarter cette éventualité ?

Microsoft n’a pourtant pas eu besoin d’être en difficulté financière pour décider d’arrêter la vente de XP en 2008 et le support en 2014.

Plus d'infos sur matanga.jinli.euLire XP en retraite anticipée

5. Google Apps n’a de réel impact que pour les entreprises n’ayant pas d’utilisateur averti (power users), dont les employés sont toujours connectés à internet, n’ayant pas de documents modèles - n’est-ce pas un très petit pourcentage des entreprises actuelles ? En comparaison, il n’est pas étonnant que Microsoft ait une si longue avance.

Qu’est-ce qu’un utilisateur averti ? Combien d’employés utilisent les fonctionalités avancées d’Office ? Google Apps ne peut être dédié à toute forme d’entreprise comme Office 2007 n’est pas pour toute entreprise satisfaite utilisant déjà Office XP.

6. Google Apps n’a pas les fonctionnalités basiques telles les entêtes, les pieds de page, les tables de matière, les commentaires. De plus, alors qu’il est possible certes de collaborer sur des documents documents sans les fonctionnalités ci-dessus énoncées, une entreprise a besoin de travailler en deux cycles - travailler sur le document de base, l’enregistrer en word ou excel et l’envoyer par email pour l’édition finale. Ok, ils avancent le prix de $50, mais avec les défauts engendrés par le premier cycle, à combien revient réellement Googgle Apps, et pouvez-vous supporter la perte de clients que cela apportera ?

Apparemment, ils n’ont pas utilisé chez Microsoft car il est possible dans Google Apps d’importer, et d’exporter les documents en Open Office, Excel et pdf. Et ils ont raison pour les commentaires, pieds de pages, entêtes et tables de matière - absentes chez Google Apps- mais est-ce que ces fonctionnalités valent le coût de payer la différence de 450€ par utilisateur ?

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IBM rejoint la communauté OpenOffice.org

12 09 2007

IBM devient membre du projet OpenOffice et s’engage à partager du code de Lotus Notes de même que de l’inclure avec ses propres produits.

Créé en 2001 par Sun MicroSystems, OpenOffice est une suite bureautique dévéloppée sous licence libre. De même que la version commerciale de Microsoft, OpenOffice contient un ensemble de logiciels. Les logiciels compris sont les suivants :

  • Writer le traitement de texte
  • Calc la feuille de calcul
  • Base pour la gestion des bases de données
  • Draw un module graphique
  • Impress pour la création de présentations
  • et enfin Math pour les équations mathématiques

Et, contrairement à Microsoft Office qui a un format propriétaire, il utilise le standard ODF et peut ouvrir les formats les plus courants y compris ceux de Microsoft.

OpenOffice peut se télécharger gratuitement sur le site openoffice.org et s’intalle sous les systèmes Windows, Vista, Linux, Solaris et Mac OS X.

Mike Rhodi directeur (general manager) du département Lotus chez IBM résume leur contribution comme suit :”Nous sommes convaincus que cette collaboration va conduire à une plus grande variété d’applications et de produits dérivés de la technologie OpenOffice.org”.

John Green, Vice Président (Executive vice president) du département Logiciel chez Sun Microsystems estime que la venue de IBM va ainsi permettre d’affermir l’utilisation de ODF et de réunir autour de ce standard les acteurs du marché.

A l’heure où Microsoft pousse à instaurer Office Open XML (OOXML) comme standard concurrent à ODF, on comprendra la portée du commentaire de chez Sun.

Plus d’informations:
IBM joins OpenOffice.org community (en)
OpenOffice.org 2.0 - pdf (fr)

Lire aussi:
Logiciel libre et gratuité vont-ils de pair ?



Google Apps chez Capgemini

12 09 2007

Google et Capgemini viennent d’annoncer un partenariat ce 10 septembre. L’installation et le support des applications baptisées Google Apps seront fournis par Capgemini.

Google continue ainsi sa stratégie d’offrir des outils en ligne, bureautiques notamment, basés sur internet et rendus accessibles sur les postes de travail. Et de grignoter par là des parts de marché à Microsoft Office.
Google Apps est au prix de $US 50 par an et par utilisateur, tandis que les termes financiers pour l’installation par Capgemini n’ont pas été divulgués.

Google gagne en maturité et en visibilité après Salesforce (cf. MS & Google, les deux frères ennemis), tandis que Capgemini, offre des solutions alternatives à ses clients, qui pourront se répercuter sur les coûts.

Plus d’informations:
Capgemini and Google Apps™

Lire aussi:
MS & Google, les deux frères ennemis
Google s’offre Salesforce



Procès Microsoft: la relance

10 09 2007

Microsoft a de nouveau rendez-vous avec la justice ce 11 septembre 2007. En effet, la juge Kollar a demandé un état des lieux concernant Microsoft afin de savoir si les règles de l’accord passé en 2002 ont eu l’effet escompté sur la concurrence et si son nouveau système d’exploitation Vista les respecte bien.

Plusieurs avocats généraux dont celui de l’état de Californie demandent à ce que les restrictions imposées sur Microsoft continuent au delà de novembre 2007 comme initialement prévu. Contrairement au Département de la justice qui lui s’estime enchanté.

Le Département de la justice est satisfait de l’attitude de Microsoft en disant que ce dernier a tenu ses engagements et créé un environnement où la compétition a repris pied. Pour exemple, il est cité Firefox qui tient tête à Internet Explorer, Thunderbird pour les logiciels de messagerie, Safari de Apple qui tourne aujourd’hui sous Windows, Dell -HP encore récemment- qui vend des machines sous Linux…

La solution envisagée par les avocats généraux est-elle utile ? A mon sens, les remèdes auraient dû être mieux examinés en 2002 lors du verdict. Mais ceci étant un autre débat, disons que Microsoft a assez les mains liées aujourd’hui. En effet, il ne lui sera pas aisé maintenant d’utiliser les pratiques reprochées il y a 6 ans et qui lui ont valu une condamnation. De plus avec la publication de ses 12 commandements, Microsoft est une entreprise résolument tournée vers l’avenir. Et si Microsoft accuse un retard technologique dans un domaine, son trésor de guerre est assez important pour acheter les connaissances et/ou sociétés pour y rémédier… Plutôt que de recourir au chantage comme dans le passé.
Par ailleurs, lever toute restriction à Microsoft reviendrait à recréer l’environnement d’avant: où il était hasardeux pour les développeurs de créer et maintenir un logiciel faute d’informations techniques adéquates. Surtout aujourd’hui où Microsoft a investit pratiquement tous les domaines, du jeu à la sécurité en passant par la comptabilité et sans oublier la virtualisation.
Malheureusement, c’est encore sans compter sur le procès en cours avec la commission européenne. Rendez-vous qui est pris pour ce 17 septembre.

Plus d’informations:
2002 review
Connecticut Attorney General’s Office

Lire aussi:
Les 12 commandements de Microsoft
Dell livre des PCs sous Linux!



Logiciel libre et gratuité vont-ils de pair ?

6 09 2007
On réduit souvent le logiciel libre à la gratuité. Gratuité qui vaut encore aujourd’hui au logiciel libre d’être décrié par nombre d’éditeurs propriétaires (de logiciels avec des formats protégés).

Un logiciel libre est dévéloppé et distribué sous licence GPL (aujourd’hui GPLv3). C’est à dire, que la liberté de le modifier, le distribuer et de le vendre si nécessaire est acquise. De même que le code source est fourni soit en standard soit à la demande. Le “libre” de logiciel s’applique à la liberté de partage et non à la gratuité.

La notion de licence telle qu’existante avec les logiciels propriétaires est absente avec le logiciel libre. Tout le monde a droit à le modifier et à le développer à condition de faire bénéficier le public de son travail. Et c’est cette approche qui est condamnée par les grands éditeurs. Développer des produits performants demande des investissements en R&D. Investissements que le modèle économique des logiciels libres rendent impossibles à rentabiliser.

Les collectivités locales et l’administration publique se tournent pourtant de plus en plus vers les logiciels libres dans une optique de réduction de coûts. Pour un développement de spécificités sous GPLv3 -qui peut se révéler payant- les agences publiques qui auront besoin de cet outil n’auront plus à payer pour un développement similaire et pourront l’utiliser gratuitement.

Expérience encore jeune, puisque débuter en 2006, mais Sun par exemple s’est lancé dans l’aventure en passant son système d’exploitation maison Solaris et Java en Open Source. Le modèle économique de licences est passé à celui de services et c’est peut-être là l’avenir du logiciel libre. Des services de support, plutôt qu’une redevance de licences.

Si le logiciel libre n’existait pas, est-ce que ceci serait vrai ? (en)

Plus d’informations:
A Framework for Understanding GPL copylefting vs. non copylefting licenses - PDF (en)
GNU General Public License (en)

Lire aussi:
Microsoft menace la communauté du libre