Novell détient encore les droits de Unix !
19 08 2007 par Wilfrid Matanga
SAP Junior Consultant - SD
MCP - Microsoft Certified Professional
Le cas de SCO ne fait malheureusement plus figure d’exception, et devient d’un banal de nos jours. Alors même que l’utilisateur devrait être au centre des préoccupations, ses demandes sont souvent laissées pour compte. Le débat des DRM (contenus musicaux à accès protégés) en est une autre preuve.
Le juge américain Kimball vient de rendre son verdict la semaine dernière concernant la propriété intellectuelle de Unix. Et ce n’est pas SCO le gagnant. La plainte concernant le fait que Linux utilise du code Unix est en cours, et les preuves avancées par SCO sont des plus minces. Et même si le cas s’avérait vrai, ce serait à Novell, propriétaire du code, de poursuivre IBM et non pas SCO.
En 2003, SCO a demandé 1 milliard de dollars à IBM en arguant que le code source de Linux était dérivé de code Unix, dont SCO serait propriétaire. Devant le refus de IBM, SCO a affirmé vouloir assigner en justice environ 1500 entreprises pour violation de propriété intellectuelle. Et Novell d’intervenir pour affirmer que c’était encore lui le propriétaire du code Unix – acheté à AT&T en 1993. Et que, lors de la cession de droits de commercialisation de Unix et de ses licences à SCO en 1995, il n’était pas inclus la cession des droits de propriété.
Depuis 2003, les sources de revenus de SCO ont principalement été, outre une levée de fonds, l’achat de licences par Microsoft à hauteur de 16 millions de dollars et par Sun pour 10 millions de dollars. 95% des achats de licence devait d’ailleurs revenir à Novell comme convenu pendant la signature du contrat en 1995.
Plus que des violations de brevets ou de vol de propriété intellectuelle, il semble que ce soient les finances qui intéressent SCO. Un moyen de se faire de l’argent rapidement, sans scrupules, par intimidation et surenchère.
Plus d’informations : a retrospective analysis of SCO v. Novell(en)
Novell’s Unique Legal Rights(en)





