Du virtuel au réel, le cas de Second Life
7 06 2007 par Wilfrid Matanga
MCP - Microsoft Certified Professional
Un État virtuel. Tel pourrait être résumé Second Life. Avec sa propre économie, sa propre monnaie, ses propres lois, ses propres habitants.
Marc Bragg grâce à une faille a pu se porter acquéreur d’un terrain sur Second Life à un prix défiant toute concurrence car, terrain devant se vendre aux enchères, il a pu s’en emparer avant qu’il soit officiellement en ligne et visible par les autres joueurs. De ce fait, l’entreprise Linden Labs a décidé de saisir ce terrain et de fermer le compte de Marc Bragg sans l’en avertir. La réponse de ce dernier a été avoir d’au moins une compensation de l’ordre de 8000 dollars pour son terrain. Demande refusée par Linden Labs.
L’économie et le succès de Second Life tient en ce que tous les biens virtuels possédés par ses ‘citoyens’ leur appartiennent. Que ce soit les vêtements, les bâtiments, et les terrains. Ils appartiennent à ceux qui les ont soit créés, soit achetés. Les terrains notamment sont vendus par Linden Labs aux enchères. Et Marc Bragg de renchérir que s’il a pu acheter son terrain, avec une astuce certes, mais il l’a acheté il refute qu’on puisse le lui enlever ainsi. Et il a donc décidé de poursuivre Linden Labs en justice.
Dans les jeux en ligne, c’est en général l’administrateur qui arbitre quand il y a dispute ou mésentente. Mais dans ce cas précis, ce sera un juge qui décidera de la solution.
La compagnie a contrecarré en stipulant que Marc Bragg s’était emparé illégalement de ce terrain (d’où sa reprise par la compagnie), et que le jugement devrait être fait en Californie. Le juge a rejeté ces deux motions en disant de la première que les termes du contrat de la compagnie acceptés par Marc Bragg précisent que les biens virtuels appartiennent à celui qui l’a acheté. Et de la seconde que du fait d’internet Second Life opérait au-délà des frontières physiques, et par là un jugement pourra être fait dans n’importe quelle cour et pas seulement en Californie comme le voulait Linden Labs.
Ce jugement, même s’il porte surtout sur l’interprétation des termes du contrat pourrait avoir un impact sur tous les jeux en ligne qui permettent à leurs joueurs de posséder en propre des biens. Et par là, l’accession à la propriété virtuelle.
Stay tuned !
Plus d’informations: Conférence de presse de Marc Bragg - pdf (en)





