Logiciel libre et gratuité vont-ils de pair ?
6 09 2007Un logiciel libre est dévéloppé et distribué sous licence GPL (aujourd’hui GPLv3). C’est à dire, que la liberté de le modifier, le distribuer et de le vendre si nécessaire est acquise. De même que le code source est fourni soit en standard soit à la demande. Le “libre” de logiciel s’applique à la liberté de partage et non à la gratuité.
La notion de licence telle qu’existante avec les logiciels propriétaires est absente avec le logiciel libre. Tout le monde a droit à le modifier et à le développer à condition de faire bénéficier le public de son travail. Et c’est cette approche qui est condamnée par les grands éditeurs. Développer des produits performants demande des investissements en R&D. Investissements que le modèle économique des logiciels libres rendent impossibles à rentabiliser.
Les collectivités locales et l’administration publique se tournent pourtant de plus en plus vers les logiciels libres dans une optique de réduction de coûts. Pour un développement de spécificités sous GPLv3 -qui peut se révéler payant- les agences publiques qui auront besoin de cet outil n’auront plus à payer pour un développement similaire et pourront l’utiliser gratuitement.
Expérience encore jeune, puisque débuter en 2006, mais Sun par exemple s’est lancé dans l’aventure en passant son système d’exploitation maison Solaris et Java en Open Source. Le modèle économique de licences est passé à celui de services et c’est peut-être là l’avenir du logiciel libre. Des services de support, plutôt qu’une redevance de licences.
Si le logiciel libre n’existait pas, est-ce que ceci serait vrai ? (en)
Plus d’informations:
A Framework for Understanding GPL copylefting vs. non copylefting licenses - PDF (en)
GNU General Public License (en)
Lire aussi:
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